LES TRESORS Du Sud
Un paysage façonné par les caprices du Piton de la Fournaise

Le Grand Brûlé

Dans les cicatrices de La Fournaise

Le Grand Brûlé est la partie côtière de la dernière caldeira formée par le Piton de la Fournaise, l’enclos Fouqué. Cette région bordée par l'Océan Indien occupe à ce titre le quart oriental de l'enclos et donc le sud-est de la commune de Sainte-Rose ainsi que le nord-est de Saint-Philippe. Située en aval des Grandes Pentes – droit venues du volcan – il est délimité par le rempart de Bois Blanc au Nord et par celui du Tremblet au Sud.

La forêt qui couvre la zone est appelée Forêt domaniale du Grand Brûlé. Couverte de bois de couleurs des Bas, elle est traversée par la route nationale 2 – connue sur cette section comme la « route des Laves » – et accueillait autrefois la statue de la Vierge au Parasol. Celle-ci est  désormais visible à proximité immédiate de l'église Notre-Dame-des-Laves de Piton Sainte-Rose, depuis qu'elle a été déplacée en avril 2007 afin d’être épargnée par les coulées de « l’éruption du siècle ». On y trouvait également une sculpture baptisée « Symbiose pour oiseaux et volcan » jusqu'à ce qu'elle soit engloutie par la lave de cette même éruption.

A travers le chaos du Grand Brûlé

La route des laves

La route des Laves est une section de la route nationale 2 entre le centre-ville de Sainte-Rose et celui de Saint-Philippe. Son nom prend tout son sens lorsqu'elle traverse le Grand Brûlé. Elle est régulièrement coupée par les coulées de lave issues du Piton de la Fournaise et dévalant les Grandes Pentes. À la suite de l'éruption du 2 avril 2007, il a fallu 7 mois d'études et de travaux pour la rouvrir à la circulation. La route était en effet recouverte par endroit d'une épaisseur de lave atteignant par endroit plus de 60 mètres, et le terrain était truffé de cavités et de tunnels.

 

Verdoyant et tumultueux, ainsi est le " Pays Brûlé ", ravagé ici et là par les coulées volcanique, cicatrices vivantes d'un passé et d'un présent hauts en couleur.

Ne manquez pas une visite à la Pointe de la Table, plate-forme de lave figée, qui a augmenté la surface de l'île de 30 hectares en se déversant dans l'Océan.

A Saint Philippe, le volcan est omniprésent, des pentes basaltiques aux falaises noires de la côte.

 

La route est jalonnée de panneaux datant les coulées de lave traversées, ménageant des points de vue sur l'océan indien.

 

Au fil des siècles, les éruptions hors de l'Enclos ont doté la commune d'un décor extraordinaire qui ne peut laisser le visiteur insensible.

 

Accès : suivre la RN2 en direction de Sainte-Rose depuis St-Philippe.

Plongez dans les veines du volcan !

Les tunnels de lave

Un tunnel de lave est formé par une coulée volcanique qui s'est refroidie en surface en formant une croûte solide mais dont le cœur est resté fluide, permettant à la lave de continuer à s'écouler. Lorsque la coulée cesse d'être alimentée par la lave en fusion, elle se vide et laisse une cavité en forme de galerie. Les dimensions sont très variables ; les plus longs tunnels peuvent atteindre plusieurs kilomètres de développement. Les plafonds des tunnels de lave sont souvent ornés de stalactites de basalte figées, qui se sont formées lorsqu'une lave encore pâteuse, ou une roche qui a été ramollie par de nouvelles montées en température, s'est égouttée, phénomène amplifié par l'effet Venturi d'aspiration qui se produit au moment où le tunnel se vide. On observe aussi le long des tunnels des banquettes, parfois des planchers suspendus, qui correspondent aux traces des variations de niveau de l'écoulement. Nombreux à La Réunion, les tunnels de lave issus des éruptions du Piton de La Fournaise font l’objet de visites touristiques depuis 2006.

Une fois équipés d’un casque et d’une lampe individuelle, de genouillères et de gants pour ceux qui le désirent, nous allons marcher sur les laves cordées pour rejoindre l’entrée du tunnel. Après quelques premières explications données par votre accompagnateur le temps que votre vue se fasse à l’obscurité, vous allez découvrir un univers insolite. C’est un voyage unique que l’on vous propose. Très souvent debout, parfois courbés, de temps en temps accroupis, vous progresserez lentement, à votre rythme dans les tunnels de lave du Piton de la Fournaise. Vous quitterez cet environnement de gris anthracite, de marron, de rouge et de noir en ayant un autre regard sur le Piton de la Fournaise.

 

Infos prestas tunnels de lave :

www.sudreuniontourisme.fr/a-voir-a-faire/sensations-fortes/tunnels-de-lave.html

Là où la Terre gagne sur la mer

Le Vieux Port et la plage du Tremblet

En venant de Saint-Philippe, le Tremblet constitue le dernier ensemble d'habitations avant le rempart du même nom bordant le versant Ouest du Grand Brûlé. Dès lors placé à proximité immédiate de l’axe d’écoulement des coulées de lave du Piton de La Fournaise, il a été évacué à l'occasion de « l'éruption du siècle » en avril 2007. D'après l'étude publiée en 1968 sous le titre « Les pêcheurs de Saint-Philippe » dans la revue Perspectives et réalités réunionnaises, le port du Tremblet, qui comptait sept barques pour vingt-trois pêcheurs en 1957, est abandonné en 1963. À ce moment-là, sur vingt pêcheurs, cinq seulement vont exercer ailleurs, les autres se réorientant alors vers l'agriculture. A proximité immédiate du "Vieux Port", vous découvrirez également ce qui est probablement la plus jeune plage de la Terre, formée suite à la rencontre avec la mer de la coulée de lave d'avril 2007 ! Sauvage entre toutes, elle est facilement accessible, y compris aux jeunes marmailles, et - cerise sur le gâteau - elle se borde d'incroyables cascades éphémères qui dévalent de la falaise après les fortes pluies.

L'étonnant destin d'une statue !

La Vierge au Parasol

A l'extrémité Est du site du Grand Brûlé, la Vierge au Parasol était une statue vénérée par certains catholiques réunionnais pour la protection qu'elle leur accorderait face aux éruptions du Piton de la Fournaise. La statue était autrefois installée au Grand Brûlé, à portée immédiate des coulées de lave qui parcourent l'Enclos Fouqué jusqu'à la mer. Menacée d'engloutissement au cours d'une éruption dans les années 2000, elle a été plusieurs fois déplacée pour finalement se retrouver à côté de l'Église Notre-Dame-des-Laves, une église de la commune voisine de Sainte-Rose elle-même menacée par les laves, mais épargnée de justesse, en 1977. Le mercredi 8 janvier 2014, la statue a été décapitée. Sa réplique en résine installée dans le Grand Brûlé a été vandalisée le 28 avril 2015...

Etonnant destin donc, que celui de cette Vierge. A tel point qu'il ne reste plus aujourd'hui sur le site originel qu'un tableau de la belle dame... Mais aussi une aire de retournement, idéalement placée pour vous permettre de revenir à Saint-Philippe !